Une guerre, récits d'une rive à l'autre

Une guerre, récits d’une rive à l’autre


Visitez la plate-forme multimédia sur les mémoires de la guerre d’indépendance algérienne

Sur cette plate-­forme, des récits à écouter, d’une grande diversité, pour dessiner une carte vivante des mémoires de la guerre d’indépendance algérienne qui s’étend d’une rive à l’autre de la Méditerranée. Des témoins, des femmes et des hommes souvent resté.es anonymes qui, quasi souterrainement ont aussi fait l’histoire

Dejà une quarantaine de témoignages en écoute !


Actualités rentrée 2017

La plate-forme présente aujourd’hui un échantillonnage large de témoignages sur la guerre d’indépendance algérienne, rendant compte de la manière dont elle a été vécue et des conséquences qu’elle a entraînées sur les trajectoires personnelles des individus. Adultes ou enfants au moment de la guerre, métropolitain.es, Européen.nes d’Algérie ou colonisé.es, combattant.es ou civil.es y figurent.

Une lacune apparaît cependant concernant les harkis, au sens large du terme, qui n’y sont pas encore représentés. On pense ici aux supplétifs de l’armée française, menacés par les vainqueurs, abandonnés par le gouvernement français, arrivés dans les conditions chaotiques de la fin de la guerre ; à leurs épouses et à leurs enfants, regroupé.es avec les hommes dans des camps de transit et de regroupement, lieux de révolte de fils et de filles devenus adolescent.es dans les années 1970. Dispersé.es ensuite dans l’Hexagone, ces Harkis et leurs familles ont fait souche, souvent victimes d’une double méfiance, celle de la société française et celle de la communauté algérienne de France. Ils ont exprimé à travers leurs associations un vif désir de reconnaissance.

Nous entamons donc une nouvelle collecte de témoignages et une nouvelle recherche sur ce thème dès la rentrée 2017. Nous chercherons à entrer en contact avec des familles harkies restées encore silencieuses et serons particulièrement attentif.ves à une approche trans-générationnelle du sujet. Ce travail sera, selon la méthode déjà éprouvée, mené en lien avec plusieurs classes de lycée, qui réaliseront de nouveaux épisodes de « Mémoires vives »

N’hésitez pas à nous contacter pour témoigner ou nous mettre en contact avec des témoins !
De nouveaux et nouvelles chercheur.es rejoignent cette année note comité scientifique

Suzanne Arnaud,  diplômée du master de recherche en histoire moderne et contemporaine de l’Université Lyon 2 en juin 2015, a écrit un mémoire de recherche dirigé par Oissila Saidia et intitulé « La mise en image de l’immigration. L’émission de télévision Mosaïque entre instrument politique et expériences de l’Autre, 1976-1987 ». Elle prépare actuellement les concours de l’enseignement.

Dominique Chevalier est Maîtresse de Conférences-HDR en géographie à l’Université Lyon1 Claude Bernard-ESPÉ. Membre du laboratoire Environnement Ville Société (UMR 5600), elle s’intéresse depuis une dizaine d’années à la spatialisation des mémoires douloureuses et aux effets (touristiques, patrimoniaux, politiques…) de cette mise en espace.
Elle est l’auteure de plusieurs articles portant sur ce thème et d’un livre à paraître prochainement « Géographie du souvenir. Ancrages spatiaux des mémoires de la Shoah », préfacé par Denis Peschanski, aux éditions L’Harmattan, Collection Géographie et Cultures.

Charlotte Gobin est docteure en histoire (Université Lyon 2-LARHRA) et ATER à l’Université Rennes 2. Sa thèse, soutenue en février 2017, s’intitule « Genre et engagement : devenir ‘‘porteur‧e de valises en guerre d’Algérie (1954-1966) ». Ses travaux de recherche interrogent le genre des mobilisations collectives dans l’opposition à la guerre d’Algérie et les formes de soutien clandestin au FLN en France et en Europe. Ses recherches portent actuellement sur les ramifications internationales du soutien au FLN et le genre de la violence politique dans les mouvements anticolonialistes

Fanny Layani est doctorante en histoire à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle travaille sous la direction de Raphaëlle Branche à la préparation d’une thèse concernant la détention des militants de l’indépendance algérienne dans les prisons de métropole. Elle enseigne par ailleurs l’histoire-géographie en lycée à Paris.

Tramor Quemeneur, historien spécialiste de la guerre d’Algérie, membre du Conseil d’orientation du Musée national d’histoire de l’immigration (MNHI), est chercheur post-doctorant à l’Université de Coimbra (Portugal) dans le cadre du programme de recherche européen MEMOIRS – Enfants d’Empire et post-mémoires européennes (ERC – Horizon 2020, contrat n°648624). Il a publié plusieurs ouvrages, notamment avec Benjamin Stora le livre-objet Algérie 54-62. Lettres, carnets et récits de Français et d’Algériens dans la guerre (Les Arènes, 2010), qui a obtenu le prix Elle (2010) et le prix de la France mutualiste (2012). Sa thèse de doctorat, soutenue en 2007, était intitulée Une guerre sans « non » ? Insoumissions, refus d’obéissance et désertions de soldats français pendant la guerre d’Algérie. Elle constituait une première recherche fouillée sur les quelque 15 000 jeunes Français, insoumis, déserteurs ou objecteurs de conscience pendant la guerre d’Algérie.

Ils rejoignent, les chercheurs qui accompagnent le projet depuis ses débuts :

Arthur Grosjean est professeur d’histoire-géographie au lycée de la Plaine-de-l’Ain à Ambérieu-en-Bugey. Il a été le correspondant du Rhône et de l’Ain de l’IHTP (Institut d’Histoire du Temps Présent) pour l’ouvrage collectif dirigé par Raphaëlle Branche et Sylvie Thénault La France en guerre, expériences métropolitaines de la guerre d’indépendance algérienne. Il poursuit actuellement des recherches sur la répression et la justice pendant la guerre d’Algérie.

Gilles Boyer, professeur agrégé à l’Université Claude Bernard lyon1-ESPE où il enseigne l’histoire et travaille sur l’enseignement du fait colonial en primaire et secondaire. Il a co-dirigé en 2007, Colonisation et décolonisation dans les manuels de l’école primaire et en 2008 De l’école en situation coloniale à l’enseignement du fait colonial.

Sylvie Thénault, chargée de recherche au CNRS, Centre d’histoire sociale du XXe siècle. Elle est spécialiste du droit et de la répression en Algérie à la période coloniale. Elle a notamment publié Une drôle de justice. Les magistrats dans la guerre d’Algérie en 2001 et Violence ordinaire dans l’Algérie coloniale : Camps, internements, assignations à résidence en 2012.

Marianne Thivend est maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’Université Lyon-II, LARHRA. Ses travaux de recherche portent sur l’histoire de l’enseignement aux 19e et 20e siècles (la formation professionnelle du local à l’international ) et sur l’histoire des femmes et du genre.

 

*Lire l’article de Sylvie Thénault à propos de la plate-forme « Une guerre, récits d’une rive à l’autre »
* Télécharger le dossier de presse
*Guerre d’Algérie : vous avez la parole !  Le progrès, 23 /09/ 2016,
*Un récit commun sur la colonisation et la décolonisation est il possible?
El watan11/ 10 /2016,