Soldats algériens dans l’armée française.

Vous avez dit Harkis ?
Soldats algériens dans l’armée française, XIX-XXe siècle.

Rendez-vous dans le cadre de la biennale TRACES.
Médiathèque du Tonkin
Vendredi 09 novembre 2018, 17 h et 18 h 30

17 h – Projection d’un épisode de Mémoires vives

Rencontre avec Zahia Akardjoudje, préparée et filmée par les élèves du lycée Carrel (Lyon 3ème) durant l’année scolaire 2017-2018.

Zahia Akardjoudje et les élèves du lycée Carrel (Lyon 3ème)

Zahia Akardjoudje nous livre son témoignage d’enfant algérienne marquée par la guerre d’indépendance tout en évoquant le dur destin de son père, ancien combattant engagé dans l’armée française.
Zahia Akardjoudje est née en 1956 en Algérie, dans un quartier périphérique de Bougie, actuellement Bejaï. Son père, Algérien engagé dans l’armée française de 1939 à 1955, est rappelé à plusieurs reprises pendant la guerre d’indépendance algérienne. Pour elle, la guerre est un souvenir d’enfance douloureux qui commence surtout en 1962 lorsque son père est arrêté, emprisonné et que la famille subit insultes et privations.

18 h 30 – Rencontre avec l’historien Abderahmen Moumen

Docteur en Histoire, Abderahmen Moumen est chercheur associé au Centre de Recherches Historiques sur les Sociétés Méditerranéennes. Il travaille sur l’histoire des populations en Algérie, la Guerre d’Algérie et les mouvements migratoires entre l’Algérie et la France (plus précisément les migrations d’ordre politique). Il est actuellement chargé de mission auprès de l’ONAC.

Le terme harki est devenu générique pour désigner, en reprenant la terminologie coloniale, tous les Français de souche nord-africaine  ayant servi la France avant et pendant la guerre d’indépendance. Au sens strict, ils sont membres d’une harka (mot d’origine arabe qui signifie l’activité, le mouvement). Ce sont des supplétifs recrutés par l’armée française. A la différence des troupes